Bio

Démarche:

C’est dans une optique réaliste que Roxanne Lacourcière réfléchi ses propositions visuelles. Au travers de celles-ci, elle suggère un discours qui pourrait très bien servir de réponse aux questionnements, portant sur l’indissociabilité de l’image et de la femme, posé entre-autre par Nelly Arcand. Elle travaille dans ses images, une présentation de corps féminins atypiques, résistants, contestataires et réactionnaires aux normes établies par la société occidentale. Les corps qu’elle présente dans ses recherches visuelles ne sont pas tous de type de hors-normes, mais ils accompagnent la résistance féminine. Ils sont libres, ils se veulent résistant autant dans leur physique parfois négligés que dans leurs attitudes revendicatrices et insoumises, qui se dresse, se refuse face au moule imposé. Ce qu’elle tend à créer dans ses images, c’est le reflet de la réalité qui semble trop souvent oublié par les diverses industries gérant l’imagerie féminine. Afin de bien rendre son sujet, elle explore la notion de multiple, et d’exagération qui sont bien présents dans la notion de « trop », mais aussi dans celle de la série. Un peu à la façon des poupées russes, voulant qu'une femme seule soit beaucoup plus fragile que toutes réunies. Finalement, Roxanne Lacourcière ne caractérise pas sa démarche comme étant une critique sociale, elle ne fait que rapporter la façon dont l’image de la femme nord-américaine semble vouloir mettre un frein au moule corporel émis par diverses industries de l’imagerie féminine. Elle ne souhaite que provoquer une réflexion et aiguiser la conscience chez le regardeur, face à la femme image, la femme ornement. Dans la série présentée, elle s'intéresse tout particulièrement à l'idée qu'une femme qui réussie et qui a du succès devient inévitablement une cible pour tous, y compris les autres femmes. Alors comment peut-on s'aimer et être solidaire en tant que femme si notre rayonnement dérange et sois sans cesse attaqué. Dans cette optique est-ce possible d'être forte et fière?

 

Biographie:

Roxanne Lacourcière, a 26 ans et est originaire de Shawinigan en Mauricie. À la sortie des bancs d’école au secondaire, son souhait était de communiquer avec les gens, de faire passer un message. À cette époque, elle faisait de l’implication sociale carelle aimait cette proximité avec les gens, ce sentiment de pouvoir en faire un peu plus. Après un cours en communication au Collège Laflèche à Trois-Rivières elle découvrit que ce qui l’intéressait davantage était la photographie.Possédant aujourd’hui un BAC et une maîtrise en arts visuels, elle a passé ces dernières années à s’interroger sur des sujets qui lui tiennent à cœur, principalement des sujets se rapportant à la femme, à son image. De cette façon Roxanne poursuis cette quête de communication et d’échange, mais à sa façon. Finalement, tout récemment, elle s’est lancée dans le merveilleux monde de l’entreprenariat en lançant Les Chinoiseries, une boutique en ligne où elle transpose ses créations artistiques en objets du quotidiens.


exposition à la galerie de l'espace show